En coaching, élargissez le champ des possibles

champ des possibles

Dans la majorité des cas, les clients font appel à des coachs, pour sortir d’une situation problématique, dont ils ne trouvent pas de solutions. Bordés par leur cadre de référence, ils suivent l’idée reçue, qu’à chaque problème, il n’existe qu’une seule et unique solution. Fort de ce postulat, ils ne peuvent plus avancer seuls, puisque chaque esquisse de solution est immédiatement freinée par un obstacle. C’est à ce moment que vous, coach, devez élargir le champ des possibles.

 

Le coach invite son client à voir le champ des possibles

 

 

Impasse. Dans une démarche proactive, le client fait appel à un coach pour l’accompagner vers « la » solution. Sans forcément en détenir les clés, le coach va essayer de réveiller la partie créative de son patient, en élargissant les options – des plus pragmatiques au plus inattendues – afin d’ouvrir le champ des possibles.

L’idée directrice de cette étape est de libérer le client des entraves culturelles et sociétales, qui « conditionnent » son esprit : affranchi de ces dogmes (préjugés, autocensure, obstacles, etc.), il pourra proposer toute une liste d’alternatives possibles. A ce stade, la quantité prime sur la qualité, voire même sur la viabilité des options émises.

Pour parvenir à cette « liberté », le coach doit avoir amené son client dans un environnement, à la fois sécurisant et ludique, propice à l’explosion de sa créativité, de son intuition et de sa nature joueuse. Loin des préjugés négatifs, portés par des « Impossible, cela ne se fait pas ! », « Personne n’a jamais fait cela ! » « Ca coûterait trop cher » « Cela prendrait trop de temps » ou encore «  Si c’était une bonne idée, d’autres personnes y auraient pensé avant ». Il s’agit de visions négatives, empreintes de renoncements, qui restreignent la vision du client.

Afin de contourner cette autocensure, le coach va intervenir contre de tels préjugés, en ouvrant des perspectives, à l’aide de formulations telles que « Que se passerait-il si… » ou encore « S’il n’y avait pas d’obstacles, que feriez-vous ? ». Brisés momentanément, ces freins vont apparaître moins insurmontables, pour le client même s’il affiche toujours résistances, lui permettant d’imaginer d’autres options.

 

L’intervention du coach dans le processus créatif de recherche d’options

 

Si le rôle du coach est de guider son client au-delà de ces cadres de référence, pour lui offrir une autre vision du problème traité, doit-il intervenir sur l’élaboration de sa liste d’options ? La question peut se poser, notamment, si, par exemple, le coach bénéficie d’une expérience ou d’une compétence en parfaite adéquation avec la situation problématique du client, pouvant ainsi revendiquer une autorité, une légitimité …

Ce cas de figure est très délicat à gérer puisque le coach ne doit – à aucun moment – porter atteinte au sentiment de liberté ou de responsabilité de son client. Pour garantir la bonne conduite à tenir, après avoir épuisé toutes les possibilités au cours du processus décrit, il est préférable de demander – au préalable – ce que souhaite le client, par la simple phrase « voulez-vous que je vous suggère une option ? » Dans l’affirmation, le professionnel pourra émettre une ou deux solutions, laissant le reste du travail créatif à son client.

A l’issue de cette étape, une liste d’alternatives est dressée – des plus fantaisistes aux plus obscures – sans restriction, de quelque nature que ce soit, à l’identique d’un brainstorming. Car même une idée qui peut paraître saugrenue, de prime abord, peut receler un germe d’idée ou un intérêt pour le but recherché. Il convient ensuite de la hiérarchiser par ordre d’importance : si « la » solution peut apparaître comme évidente, elle peut aussi émerger d’une combinaison de plusieurs idées. Fort de cette nouvelle conviction, le client pourra passer à l’étape suivante : celle du Plan d’action.

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2 Commentaires

  1. jean-lionel 20 septembre 2013 Répondre

    Bonjour Yohann,

    Merci pour cet article qui me semble perfectible sur deux points:

    – remplacer « alternative » par « option » ou « variante » ou « possible »; en effet, une alternative est un choix entre deux possibilités distinctes. Le mot est parfois, sous l’influence de l’anglais, utilisé fautivement dans le sens d’une seconde option.

    – remplacer « la » solution (comme s’il n’y en avait qu’une) et « sa » solution ( celle choisie par le client)

    Qu’en pensez-vous ? Bien à vous JL

    • Auteur
      Yohann 20 septembre 2013 Répondre

      Oui Jean-lionel, on peut évoquer des variantes, des possibles, des options, etc… C’est en effet plus approprié, même si au sein de variantes ou d’options, il y a des alternatives…
      😉

      En ce qui concerne « la solution », il s’agit bien de la solution du client, donc en effet « sa » solution.
      Pourtant, à ses yeux c’est « la solution » tout comme dans les vôtres, c’est « sa » solution…
      C’est donc juste une histoire de perception !

      Merci de votre partage.

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