Le cadrage du contrat de coaching

En tant que coach, comment créer et cadrer son contrat avec un client ? Découvrez nos méthodes dans ce nouvel article.

Bien souvent négligé, le contrat de coaching écrit est primordial dans une démarche de coaching personnalisé : il facilite la mise en place du cadre relationnel, liant le professionnel et son client, permettant ainsi d’installer, dès le départ, un climat propice à une coopération saine et efficace.

 

Les principes de base du contrat de coaching

Un contrat de coaching doit idéalement mentionner tous les objectifs du client et expliciter clairement le rôle du professionnel, dans la démarche entreprise. Ainsi, la définition des contributions de chacun au processus envisagé, permet de mieux dessiner les contours de la relation, entre les signataires. Ensuite, il est utile de prévoir une énumération préalable de toutes les conditions appliquées au service proposé, de sa durée à ses modalités plus pratiques, comme la nature des entretiens (face-à-face, par  téléphone, par e-mail) ou encore, leur fréquence. Dans cette perspective, le fait de bien stipuler les tarifs et modes de paiement, s’avère judicieux – cela permet de fournir à chacune des parties, une certaine garantie, propice à un travail sérieux et fructueux. A noter que le formulaire ainsi défini, essentiel pour mieux poser les limites de la procédure, reste une base de référence, éventuellement  soumise à des modifications, au rythme de l’évolution du partenariat et des leçons tirées par le coach : à mesure que la carrière du client évoluera, il procèdera à divers ajustements, tant sur l’éthique que sur les méthodes ou les tarifs appliqués.

 

Les détails du contrat de coaching

Si, traditionnellement, le contrat de coaching vise à délimiter tous les aspects pratiques de la prestation du professionnel, il doit poser clairement des caractéristiques de base, permettant de répondre aux questions habituelles du qui, quoi, quand et comment. Tandis que l’on pense spontanément à ne mentionner que le professionnel et le demandeur, il est important de citer aussi, tous les partenaires directs et indirects. Ainsi, il est d’usage de nommer les tiers prescripteurs, les aides et soutiens indirects ou encore, les bénéficiaires absents. Dans un second temps, en vue de mieux préciser la nature du partenariat, il est nécessaire d’énumérer, scrupuleusement, tous les objectifs – pour être facilement mesurés, ces derniers doivent être concrets et réalisables. Naturellement, la définition des délais requiert une attention toute particulière. En effet, il est important de veiller à adapter la temporalité aux buts fixés, le tout, en s’évertuant à délimiter des échéances relativement précises. Enfin, le contrat doit stipuler les moyens utilisés, de la façon la plus pertinente possible. Par exemple, il est permis d’établir un plan d’action précis, attribuant, à chaque finalité, différentes méthodes explicites.

 

Les clauses particulières

En vue de faire face à toute éventualité, plusieurs clauses peuvent être ajoutées au contrat. Ainsi, dans une rubrique dédiée aux modalités de dissolution ou de rupture, il est astucieux de prévoir différentes compensations, pour dédommager l’une des parties prenantes, en assurant une sorte de « pension », en cas de séparation précoce. Souvent négligées, ces mesures demeurent essentielles : elles définissent toutes les exigences de fin de contrat, indispensables pour éviter de rompre la coopération, dans un climat déchirant ou destructeur. Par ailleurs, dans le souci d’un respect scrupuleux de la loi et des valeurs de chacun, le formulaire peut poser les frontières des cadres, juridique et déontologique. Enfin, plusieurs recours peuvent être prévus, si un désaccord survient à l’issue de la collaboration, comme, par exemple, la prédétermination d’un système d’arbitrage.

 

Conseils pratiques

Avant de signer votre contrat de coaching, il est pertinent de prévoir des évaluations ponctuelles des résultats, avant la fin du partenariat, voire éventuellement de programmer des bilans périodiques sur toute la durée de la prestation. Ces moments de rétrospection, orientés vers une estimation du chemin parcouru, ont l’avantage de mieux définir ce qui reste à faire et d’adapter, selon les besoins, les méthodes d’action. Enfin, si le métier de coach peut encore paraître imprécis, à ce stade, il est indispensable de construire sérieusement le contrat, en veillant à n’oublier aucune close et en proposant, à chaque signataire, de conserver un exemplaire écrit du formulaire.

Mon astuce

Je vous suggèrerai de préciser le contexte dans lequel se trouve votre client au moment où il vous sollicite pour figer la situation sur des faits concrets afin d’éviter toute interprétation et de pourvoir mesurer le chemin parcouru avec cette prestation. En effet, il peut arriver que votre client ne mesure pas son avancée et le fait d’avoir écrit le contexte de rencontre vous permet d’avoir une « photo avant/après ». Non négligeable pour éviter toute confusion sur les bénéfices de votre service si toutefois vos objectifs auraient été mal formulés….

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2 Commentaires

  1. moncler 18 octobre 2013 Répondre

    Bonjour je suis un burkinabé et je fais les sciences de la vie a Tiaret.Je trouve formidable votre initiative et demande quelques conseils pour créer un club dans ma faculté.Cordialement bonne soirée et merci

    • Auteur
      Yohann 19 octobre 2013 Répondre

      Bonsoir, que voulez-vous savoir ?

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