Devenir coach pour quelles motivations ?

Devenir coach est un engouement récent, nombreux sont ceux qui souhaitent devenir coaches. Et s’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise motivation pour souhaiter devenir coach, chacune d’entre elles doit être explicitée pour faire le point sur ce qu’est réellement le métier de coach. Assez méconnu finalement, il suscite en effet de nombreux fantasmes qui doivent être clarifiés. Alors, quelles sont les motivations pour devenir coach ?

 

L’argent : une bonne raison de devenir coach ?

 

Il ne sert à rien de se voiler la face, une des raisons principales qui conduit de nombreuses personnes à vouloir devenir coach, c’est l’argent. Comme dans toute mode, certains voient des « opportunités ». De la même manière que les problématiques du développement durable et de l’agriculture bio ont été l’origine du « green business », on peut aisément imaginer que le coaching va être à l’origine d’un « coaching business »… et c’est peut-être d’ailleurs déjà le cas.

 

Et pourquoi pas ? Tout travail mérite salaire dit-on. Et il est évident qu’on ne va pas exercer un métier gratuitement. Néanmoins, il convient d’être prudent et de garder la tête sur les épaules. En effet, même si devenir coach peut bien évidemment être rémunérateur, le secteur est saturé par un certain type de coaches, le métier difficile et les exigences élevées. C’est comme si tout le monde pensait pouvoir devenir footballeur professionnel et gagner des millions d’euros… ça n’a bien évidemment aucun sens.

 

Il en va exactement de même pour le coaching. Bien sûr, ceux qui réussissent à aider les autres à se développer ; ceux qui sauront valoriser leur métier auprès des entreprises et des sportifs ; ceux qui développeront une expertise et une expérience de qualité réussiront sans doute à gagner de l’argent en devenant coach. Mais pour les autres, il faudra sans doute passer par des moments de galère inévitables.

 

Par ailleurs, il faut se poser une question simple : « Quelle est la valeur d’une heure de coaching ? » Difficile question. Aider quelqu’un à sortir d’une impasse personnelle, accompagner un chef d’entreprise dans le renouvellement de sa pratique managériale, etc., ça n’a pas de prix. Alors qu’est-ce qui fera que tel coach touchera 40 euros de l’heure et tel autre 300 ? Le coaché. C’est en dernier lieu toujours lui qui décidera de la valeur du service apporté par le coach. Il est le cœur de l’activité, son levier et sa finalité.

 

Le développement professionnel

 

De même, de nombreux consultants, psychologues et autres professionnels de la relation souhaitent suivre des formations pour devenir coach afin d’élargir leur champs d’action et, surtout, pouvoir faire valoir ces compétences supplémentaires dans leurs démarches auprès de leurs prospects. Et tant mieux. On ne peut que se réjouir de l’engouement pour le coaching et le fait de voir arriver sur le secteur les professionnels, dont leur métier est parallèle, est une belle preuve de reconnaissance du coaching.

 

Cependant, ceux qui sont issus du consulting, de la psychologie ou de toute autre activité liée à la relation devront se professionnaliser au coaching et adopter la posture de coach. En effet, comme on l’a déjà vu, les logiques de ces disciplines sont, d’une certaine manière, en contradiction et à la fois complémentaire avec celle du coaching. Il n’y a rien d’impossible, bien entendu, mais ces derniers devront réussir à mettre de côté leurs habitudes et leurs pratiques et embrasser un nouveau mode de pensée pour pouvoir devenir de bons coaches. Et surtout, dans leur métier, il devront être capable, à la fois pour eux et pour leurs clients, de segmenter leur pratique : quand ils agissent en coach, quand ils agissent en psychologues ou en consultants.

 

La vocation, l’idéalisation, la révélation

 

Mais il y a également ceux qui souhaitent devenir coach par révélation, parce qu’ils veulent changer de carrière pour un métier relationnel, d’accompagnement, parce qu’ils sentent qu’ils ont une carte à jouer sur ce créneau. Et il y a ceux qui arrivent là par hasard, naturellement, comme s’ils y étaient destinés.

 

D’une manière générale en effet, le métier de coach suscite bien des fantasmes et les séries télévisées comme « Lie to me » ou « The mentalist » n’arrangent rien. Le mythe d’un surhomme se développe ; la tentation de croire qu’on sera capable de décrypter tous les signes émis inconsciemment par un individu est forte. Et il y a un peu de ça.

 

Quoi qu’il en soit devenir coach implique un nécessaire changement de conscience. Une prise de hauteur, une distanciation qui permet de trouver en chacun les leviers pour progresser.

 

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2 Commentaires

  1. Caroline Aubert 13 septembre 2014 Répondre

    Bonsoir Yohann,

    Merci pour cet article qui résume bien ce qu’est un coach. Pour ma part, je suis tombée dedans d’une manière si fluide et si normale, que je pense que la vie avait prévu cela pour moi depuis fort longtemps 😉

    Il s’agit d’un beau métier, celui de servir et d’aider les autres dans le but de l’évolution !
    C’est un métier authentique, rempli de valeurs et d’amour : amour de soi, amour des autres. Je ne rendrais mon tablier pour rien au monde 😉

    Caroline

    • Auteur
      Yohann 14 septembre 2014 Répondre

      Merci Caroline pour votre partage que je ne peux que confirmer. Le coaching est un métier noble qui demande de l’authenticité, de la bienveillance mais aussi du professionnalisme en se formant d’abord et en l’abordant ensuite comme une activité économique, ce qui est assez éloigné de notre culture.

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