Séance de coaching : comment interrompre le client

Pourquoi interrompre son client est important ? Découvrez-le dans ce nouvel article et développer cette technique dans votre pratique du coaching.

Si le fait d’interrompre une personne, dans des conversations habituelles, n’est pas du meilleur effet, la signification d’un tel comportement est toute autre, en séance de coaching. Une démarche qu’il s’agit de bien expliquer au client et qui s’applique à des situations bien précises et très fréquentes.

 

 

La priorité au client

 

 

 

Le fait, d’un côté, de pouvoir interrompre le client et, d’un autre, de vouloir lui donner la priorité, peuvent apparaître comme des attitudes contradictoires, alors, qu’en réalité, elles vont bien – l’une comme l’autre – dans le même sens. En effet, si un client paie une séance de coaching, c’est, avant tout, pour être aidé de manière efficace. Or, cela passe, parfois, par des mesures cadrantes, comme l’interruption d’une explication ou d’un discours, même si cela n’est pas très plaisant.

Il faut garder à l’esprit que si certains sont parfois conscients de cette dérive, la majorité des clients ne le fait pas volontairement, notamment, lorsqu’il y a délayage ou étalage de l’information ou encore tentative de justification pour esquiver ce qui doit être traité. Si le coach ne fait rien, s’il n’interrompt pas le discours qui s’installe, le client risque de s’engluer dans la situation et rester dans ses automatismes. Dès lors, le coaching perdra de son intérêt et le client ne se sentira pas évoluer, la communication sera difficile et il ira chercher probablement ailleurs, un cadre d’accompagnement plus maîtrisé, dans lequel il pourra se sentir plus en confiance.

Le plus sage est de clarifier la situation, dès la première séance, en avertissant le coaché, qu’il risque d’être interrompu dans son discours. L’idée directrice est qu’il puisse profiter, au maximum, du temps de la séance, au risque de contraindre le coach à modifier sa façon de fonctionner et de court-circuiter le processus de coaching. Dans cette perspective, il est important de le faire en conscience, afin de maintenir un lien relationnel positif.

 

L’interruption motivée par 3 digressions

 

 

Au-delà de l’histoire elle-même, le professionnel interrompt un automatisme qui contraint l’interlocuteur, voire le perturbe. Il peut s’agir de diversions classiques : autrement dit, le client « noie le poisson » en déviant, par exemple, sur un autre sujet. Dans ces cas là, le coach peut facilement intervenir, avec calme, en mettant en parallèle, le sujet d’origine et l’actuel et en demandant de préciser le lien entre les deux. Naturellement, il est également possible d’œuvrer de manière plus directe, avec la formule « Revenons à… »

Le délayage est également à l’origine des interruptions, en séance de coaching : ici, le client se « cache » derrière des « alors, il m’a dit », suivi de « je lui ai répondu » etc. A ce stade, Il est recommandé de lui imposer la concision, destinée à aller essentiellement au fait important.

Enfin, dernière manœuvre susceptible d’être interrompue : le parasitage. Cette méthode consiste à  s’attribuer le rôle de victime, dans l’histoire évoquée ou dans tous les discours, servant à justifier un comportement d’échec. Le coach doit alors mettre en face de son client les bénéfices secondaires des prétextes et des excuses qui ne le sortiront pas de sa position, tout en présentant la situation sous l’angle de sa propre responsabilité dans les résultats qu’il obtient.

Une séance de coaching ne s’inscrit pas dans le même cadre qu’une conversation entre amis. Si certains coaches pensent qu’il est préférable de laisser dérouler toute l’histoire, pour collecter un maximum d’informations et de détails, le plus souvent, cela s’avère inutile ! L’important est, ici, de suivre son instinct, de se faire confiance et de se centrer sur l’essence même du coaching, à savoir la prise de conscience et l’action.

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