La meilleure arme du coach est de douter !

Quelle place doit avoir le doute dans le coaching ? Loin d'être déstabilisant, le doute est une arme formidable pour le coach, découvrez pourquoi.

A l’image d’un détective, le rôle du coach est de suivre les indices, distillés par le client au cours des séances. Sans foncer, pour autant, tête baissée sur les bases d’une théorie qui, bien qu’évidente, n’est pas dépourvue de pièges, le doute est un processus intéressant pour le coach. Le risque est effectivement de suivre une fausse piste, totalement contre-productive en coaching.

 

La position basse du coach

 

« Low Profil » : un coach professionnel doit adopter, en toutes occasions, une position basse. Contrairement au médecin, il n’est pas tenu de savoir. C’est par le biais de la discussion que va se dessiner et se profiler la solution au problème du client. Par exemple, s’il souhaite éclaircir son avenir professionnel, ce n’est pas le rôle principal du coach de lui fournir des idées. Grand serait le risque qu’elles soient toutes rejetées par des « oui, mais », et ainsi, ne feraient pas se questionner le client. Or, c’est en invitant ce dernier à s’interroger que va se construire le chemin vers la révélation !

Adopter une position basse permet au coach de douter, de faire preuve de patience et d’un recul nécessaire pour éviter les pièges de la facilité. Car une première vérité peut en cacher une seconde : le blocage peut être le fruit de plusieurs freins à lever… Le rôle du coach est, avant tout, d’écouter sans tomber, ni dans l’interprétation, ni dans la projection, sources de fausses pistes, contreproductives en coaching.

 

 

Les erreurs et leurs conséquences

 

Haltes aux conclusions hâtives et déviées ! Un coach professionnel doit éviter de :

–       Se projeter, ou mêler son propre vécu à celui de son client. Comprendre tellement bien le coaché, que l’on associe son histoire à la sienne ou une autre connue. Au risque de se méprendre sur ce qui a encouragé ce blocage. Le professionnel risque alors poursuivre son idée et filtrer les propos de son client pour étayer celle-ci.

–       Interpréter ou déformer les propos du client, pour l’adapter à sa vision du monde. Faire coïncider les dires du client avec les croyances du coach, en développant tout un argumentaire cohérent, mais qui ne correspond pas au vécu / aux propos du client. Là encore, l’interprétation peut mener à une fausse piste dangereuse.

–       Se précipiter ou prendre pour argent comptant ce que dit le coaché, sans prendre aucun recul. Aller trop vite en besogne peut révéler une fausse vérité (la plus évidente), témoignant de l’écoute professionnelle. Mais arrêter son investigation à ce stade peut s’avérer être une erreur : creuser et vérifier si d’autres freins ne se cachent pas derrière pourraient être opportuns.

 

L’humilité, l’écoute et l’interrogation sont les meilleures attitudes du coach, pour éviter de tomber dans la facilité et entraîner son client vers de fausses pistes. Douter amène à questionner, reformuler, vérifier, mais aussi confronter, éveiller, faire preuve de patience, et laisser venir le client vers la révélation pour parvenir alors à la levée du (ou des) blocage(s) !

 

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