Comment gérer les messages contraignants ?

Découvrez dans cet article les 5 messages contraignants que nous avons tous dans notre vie et comment les gérer efficacement.

C’est un des concepts principaux de l’analyse transactionnelle qui permet d’explorer de manière poussée la logique des échanges entre individus et d’identifier ce qui parasite une « bonne communication« . Les messages contraignants renferment toutes les expressions et injonctions répétées tout au long de notre éducation et essentiellement délivrés par nos parents et professeurs. Oscillant entre l’obligation et le jugement, ils étaient la condition sine qua none pour obtenir leur reconnaissance.

 

La gestion des messages contraignants

 

Entendus pendant toute notre enfance, ces diktats finissent par régir nos comportements – et cela, bien malgré nous. Nous devenons alors, une combinaison unique où chaque individu accorde une importance plus ou moins grande à tel ou tel message. A l’insu de ce qui est bon pour nous. Ces injonctions génèrent alors leurs lots de frustrations, d’incompréhensions, d’insatisfactions, entraînant dévalorisation, pression, etc. Dans tous les cas, une source incontestable de stress.
L’idée n’est pas de prendre le contrepied de ces messages contraignants, en les supprimant ou en cherchant à faire l’exact opposé, la solution se situe – comme souvent – à mi-chemin de ces attitudes : le but, ici, est de bien identifier ces messages, de ne garder que ce qui vous convient et de rejeter /modifier le reste. Prenons l’exemple des 5 messages contraignants fondamentaux, d’après les travaux du docteur Taibi Kahler, père de la process com, qui ont conduit à l’identification de messages contraignants, appelés également drivers en analyse transactionnelle.

 

 

Les 5 messages contraignants fondamentaux

 

 

Sois fort

 

Derrière le message « Sois fort » se cache des formules telles que « il faut être courageux » ou encore « un(e) grand(e) garçon (fille) ne pleure pas ». Schématiquement, une personne sous cette emprise n’exprimera peu ou pas ses émotions, signes de faiblesse et son comportement sera intolérant, voire méprisant envers les plus faibles. Mais, à l’inverse, elle fera preuve de ténacité, de résistance. Pour sortir de cette injonction dominante, il faut s’accorder des permissions et avoir le droit d’exprimer des émotions et des sensations, pour offrir un peu de souplesse et d’ouverture à son caractère.

 

Sois parfait

 

Les personnes en quête de perfection ont longtemps subi le discours « tu peux mieux faire » ou « j’attendais mieux de toi » etc. A la fois sérieuses et sévères, elles se révèlent systématiquement insatisfaites et exigeantes envers elles-mêmes, craignant le jugement d’autrui et la perte du contrôle de la situation. Par contre, ces individus sont travailleurs et bien organisés. La permission à s’accorder, dans ces cas-là, est de pouvoir faire des erreurs et comprendre que celles-ci sont aussi enrichissantes que les succès !

 

Fais plaisir

 

Les personnes, sous le joug du message « Fais plaisir », ont entendu fréquemment, tout au long de leur jeunesse, des phrases telles que « Fais plaisir à … », « sois gentil, je suis fatigué(e) » ou encore « tu me fais de la peine ». Elles deviennent adeptes du consensus, vivant dans la crainte de décevoir ou de voir émerger des conflits. Toujours en quête d’approbation, elles recherchent les compliments à travers des questions souvent manipulatrices. Plus globalement, ces sujets sont de bonne compagnie, à la fois altruistes et empathiques. Ici, pour sortir de cette emprise, l’objectif est d’arriver à vivre selon ses propres valeurs et non celles des autres.

 

Dépêche-toi

 

Profondément ancré, le message « Dépêche-toi » – teinté par des « tu es top lent », « arrête de traîner » – façonne le comportement d’individus agités et impatients, qui s’ennuient très facilement et préfèrent agir vite plutôt que bien. Dans la vie courante, cela peut se traduire par un individu qui coupe sans cesse la parole ou tire des conclusions rapides, sans entendre la fin des explications. Mais, à l’inverse, leur efficacité et leur réactivité peuvent aussi être très appréciées. Sous cette domination, il suffit de se résoudre à prendre son temps, pour enrayer les effets pervers du message contraignant et le transformer en force.

 

Fais des efforts

 

« Donne-toi un peu de mal », « il faut souffrir pour.. » sont les leitmotivs d’une éducation placée sous le joug du message « Fais des efforts » : le discours véhicule l’idée que l’on ne peut pas réussir, sans passer par l’exécution de tâches pénibles. Les personnes, sous cette emprise, sont généralement insatisfaites et ont tendance à se compliquer la vie mais leur patience et leur persévérance traduisent une volonté de donner le meilleur d’eux-mêmes. Il convient donc de se fixer ses propres challenges, tout en les cadrant / les limitant.

Chaque individu a ses messages « favoris » au fond de lui, pour régir ses comportements : le rôle du coach est, ici, de les identifier et de réduire leur impact dommageable, pour offrir à son client, un recul nécessaire et ainsi, briser les limites qui ne sont pas les siennes.

2 Commentaires

  1. duclos 8 décembre 2013 Répondre

    très bon article même si dans certaines situations ces mêmes messages s’avèrent salvateurs…

    • Auteur
      Yohann 8 décembre 2013 Répondre

      Oui, c’est bien ce dont le coach doit garder en tête. Tout n’est pas à transformer et quelque fois, le coach, dans sa stratégie, pourra s’appuyer sur ces drivers pour accompagner son client. J’appelle ça un coaching de 1ère génération. En même temps, si le coach amène le client à la prise de conscience de son automatisme, celui-ci pourra choisir en conscience, d’utiliser sa ressource ou d’opter pour un autre comportement. Et ça c’est une réelle évolution dans le cheminement personnel du client.

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